Съ декабря 1836 по май 1837 года, за отсутствіемъ посла, секретарь Шведско-Норвежскаго посольства Густавъ Нординъ
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(Gustav de Nordin) состоялъ Шведско-Норвежскимъ повѣреннымъ въ дѣлахъ въ С.-Петербургѣ. Нординъ былъ знакомъ съ Пушкинымъ и встрѣчался съ нимъ въ салонахъ. Въ дневникѣ подъ 18 декабря 1834 года Пушкинъ упоминаетъ о бесѣдѣ съ Нординомъ. «Вчера (т. е. 17 декабря 1834 года) вечеръ у S —. Разговоръ съ Нордингомъ о р[усскомъ] дворянствѣ, о гербахъ, о семействѣ Екатерины I-ой etc.». Послѣ смерти Пушкина Нординъ въ своемъ донесеніи Министру Веттерштедту отъ 6/18 февраля 1837 года далъ сообщеніе о смерти Пушкина. По этому небольшому сообщенію видно, что онъ высоко цѣнилъ Пушкина, какъ писателя, и сознавалъ значеніе потери Пушкина для Россіи. Любопытно отмѣтить упоминаніе Нордина по поводу того, что Пушкинъ въ теченіе послѣднихъ лѣтъ занимался исторіей Петра Великаго: «лица, имѣвшіе возможность — пишетъ Нординъ — ознакомиться съ отрывками, уже написанными имъ на эту тему, способную вдохновить русскаго историка, вдвойнѣ сожалѣютъ о его преждевременной кончинѣ».
Шведское Министерство иностранныхъ дѣлъ доставило нашему посланнику извлеченіе изъ депеши Нордина, увѣдомивъ его, что «кромѣ этого документа, другихъ сообщеній г-на Нордина по требуемому предмету въ архивахъ Министерства не оказалось».
Extrait.
St.-Pétersbourg, le 18/6 février 1837.
Monsieur le Comte,
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La Russie vient de faire une perte très sensible par la mort de M. Alexandre Pouschkine, homme de lettres d’un haut mérite et comme Poète sans rival dans son pays. Favori du public russe, M. Pouschkine commencait à briller sur l’horizon littéraire il y a déjà près de 20 ans, où ses poésies hardies et pleines de verve furent accueillies par ses compatriotes avec un vrai enthousiasme. Les ouvrages récents de cet auteur, où il règne plus de calme d’esprit, sont aussi d’un fini plus remarquable; mais selon quelquesuns on y trouve moins d’inspiration poétique, quoique sous le rapport du style Monsieur Pouschkine s’approchât de plus en plus
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de cette noble simplicité, qui est le cachet du vrai génie. L’Empereur l’ayant chargé d’écrire l’histoire de Pierre le Grand, Monsieur Pouschkine s’est occupé, ces dernières années, des recherches et études dont une tâche aussi immense lui imposait la nécessité, et ceux qui ont eu l’occasion de prendre connaissance des fragments qu’il a déjà écrits sur cette matière, si propre à inspirer un historien russe, regrettent doublement sa mort prématurée. Elle fut la suite d’une blessure qu’il reçut en se battant en duel avec son beau-frère le Baron de Heeckeren d’Anthès, fils adoptif de Monsieur le Ministre des Pays-Bas et servant dans un régiment de Cavalerie de la Garde. Honorant depuis longtemps Monsieur Pouschkine de sa bienveillance et appréciant son grand talent comme un ornement de son règne, l’Empereur déplore plus que tout autre cette perte nationale. Sa Majesté qui a daigné donner à la veuve et aux enfants du défunt une pension annuelle de 11,000 Roubles, a également payé toutes ses dettes et promis encore de faire imprimer à Ses frais une belle édition des ouvrages de Monsieur Pouschkine qui sera vendue au profit de sa famille; elle en retirera probablement au delà de 300,000 roubles.
Monsieur le Baron de Heeckeren, Père, a écri à sa Cour en demandant sa démission de la place de ministre, qu’il occupe ici. L’on ne sait pas encore à quelle peine sera condamné son fils, qui, en qualité d’Officier Russe, se trouve sous jugement de guerre, mais l’on suppose qu’on le laissera partir après l’avoir rayé des rôles du Régiment, d’autant plus que les insultes dont il avait été accablé par son beau-frère, rendaient un combat à mort inévitable.
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(signé) Gust. de Nordin.
à S. Exs. le Comte de Wetterstedt, etc. etc. etc.