Объясненія барона Жоржа Геккерена на судѣ.
Отвѣты Дантеса на вопросы, чинимые ему Коммиссіей военнаго суда, находятся въ военно-судномъ дѣлѣ1). Они писаны по русски и лишь подписаны Дантесомъ: «Къ сему объясненію подсудимый Поручикъ Баронъ Д. Геккеренъ руку приложилъ». Въ архивѣ барона Геккеренъ-Дантесъ
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Отвѣты барона Геккерена-Дантеса на вопросы Военно-Судной Комиссіи.
(См. стр. 178).
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сохранились въ собственноручныхъ французскихъ автографахъ тексты нѣкоторыхъ объясненій Дантеса, написанные наспѣхъ и съ трудомъ разбираемые. Вотъ они:
1.
1. On me nomme Georges B. de Heeckeren, je suis âgé de 25 ans, j’ai été élevé à l’Ecole Militaire Française de St. Cyr, où j’ai étudié les sciences militaires.
2. Je suis de la religion catholique, j’ai communié le 7 Janvier 1837.
3. Gentilhomme français, né à Colmar Alsace, je suis entré au service de S. M. L’Empereur le 8 Février 1834 en lui prêtant serment de fidélité; ma fortune est entre les mains de mon père, elle se compose de propriétés en Alsace.
4. J’ai été promu du grade de cornette à celui de Lieutenant le 28 Janvier 1836; je n’ai été ni sous jugement, ni aux arrêts.
5. Je me suis battu au pistolet en duel avec le Gentilhomme de la Chambre de Sa M. Pouchkine le 27 Janvier à 5 heures de l’après-midi derrière la barrière de Wibourg près de la Новая Деревня1) dans le bois qui se trouve derrière la Campagne du Commandant. Les raisons qui m’ont obligées à le provoquer sont:
Au mois de Novembre 1836 j’ai reçu de la part du Gentilhomme de la Ch. P. un cartel verbal et non motivé; quelque temps après le G. de la Ch. Pouch., sans avoir eu aucune explication de ma part, a prié verbalement le Ministre des Pays-Bas, le B. de Heeckeren, de me faire part qu’il retirait sa provocation, à quoi je n’ai pu consentir parcequ’ayant accepté son cartel non motivé, je supposais que mon honneur ne me permettait pas de retirer la parole que je lui avais engagée.
C’est alors que Mr Pouchkine, sur mes instances, écrivit une lettre à mon second, le Vicomte d’Archiac, Attaché à l’Ambassadeur de France, une lettre dans laquelle il disait s’être trompé
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sur les motifs de ma conduite, et que de plus il la trouvait noble et nullement offensante pour mon honneur, ce qu’il était prêt a répéter même verbalement, dès ce jour je n’ai plus eu avec lui aucun rapport, si ce n’est des rapports de société. Le 26 Janvier, le Ministre des Pays-Bas B. de Heeckeren, reçut du G. de la Ch. Pouchkine une lettre offensante concernant mon honneur, qu’il n’a pas adressée à moi personnellement, uniquement parce qu’il me tenait pour un lâche et un chenapan. Tout ceci peut être vérifié par les lettres qui se trouvent entre les mains de S. M. l’Empereur.
6. Personne n’a eu connaissance de tout ce qui a été mentionné dans le 5e article hormis le Ministre des Pays-Bas B. de Heeckeren, qui avait reçu la lettre ci-dessus mentionnée de même que mon second, le V. d’Archiac, attaché à l’Ambassade de France, qui a reçu la lettre dont il est question dans le même article; je n’ai reçu ni demandé de conseils à personne touchant cette affaire, et j’ignore absolument les rapports précédents du Sous-colonel de régiment Danzace avec le G. de la Ch. Pouchkine. Si ce n’est que je l’ai vu sur la place du combat; j’ajoute de plus que la relation de notre duel a été déposée par mon second, lors de son départ de St. Pétersbourg, entre les mains du Chambellan P. Viasemski, qui ignorait avec tout le monde les causes du duel.
Эти объясненія, писанныя на двухъ листахъ почтовой бумаги б. ф., вложенныхъ одинъ въ другой, были даны 6—9 февраля 1837 года и имѣются на русскомъ языкѣ въ дѣлѣ, стр. 41—44. Въ архивѣ барона Геккеренъ-Дантесъ отвѣтъ 5-ый имѣется еще въ слѣдующей, нѣсколько иной редакціи, на отдѣльномъ листкѣ:
Au mois de déc. j’ai reçu une provocation en duel de Mr Pouchk. verbale et non motivée que j’ai acceptée. Quelque temps après Mr Pouchk. a retiré sa provocation encore verbalement par l’entremise du baron de Heeckeren; alors à mon tour j’ai considéré la provocation comme existante et mes raisons les voici: j’ai cru pouvoir accepter un cartel non motivé, mais j’ai cru aussi que mon honneur ne pouvait pas accepter une rétractation
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non motivée; c’est alors, sur mon insistance, que Mr Pouchk. a donné par écrit à mon témoin le vicomte d’Archiac une lettre par laquelle il déclare qu’il s’est trompé sur les motifs de ma conduite, et de plus qu’elle a été franche et loyale, chose qu’il s’est engagé à répéter verbalement; à partir de ce jour je n’ai eu aucun autre rapport avec Mr Pouch. que rapports de politesse de société; — quand le 26 janvier le baron de Heeckeren Min. du roi des Pays-Bas reçut une lettre offensante pour mon honneur et qu’il ne m’adressait pas directement parce qu’il me tenait pour un lâche et un chenapan; fait costaté dans la lettre qui se trouve entre les mains de S. M. l’Empereur avec celle dont il a été fait mention plus haut.
2.
Je ne connais pas l’auteur de la lettre anonyme écrite à Pouchkine au mois de Novembre 1836. Je n’ai jamais répandu aucun bruit sur la femme de Mr Pouchkine. Je nie que c’est à cause de mon mariage que le combat n’a pas eu lieu, ce que l’on peut voir dans la lettre de Mr Pouchkine au Vicomte d’Archiac, où il reconnaît avoir appris par les bruits publics que je faisais la cour à sa belle-soeur, mais qu’il n’a pas été question de mariage, puisqu’il reconnait lui-même que c’est une demande que je m’étais réservée de faire après le duel. Quant à ma manière d’être avec sa femme, aucune condition n’existant sur la manière dont nos familles seraient entre elles et ayant permis à sa femme de venir chez moi à ma noce, j’ai cru, après ce témoignage de sa part, devoir saluer et adresser la parole à Madame comme à toutes les autres dames, que je rencontrais dans le monde. Et je nie que ma conduite toute de politesse, et qui a été exactement telle que je l’ai mentionnée plus haut, ait pu donner lieu à des bruits offensants pour la réputation de Madame Pouchkine.
Русскій переводъ этихъ объясненій, писанныхъ на отдѣльномъ листкѣ, находится въ дѣлѣ, на стр. 74—75.